Tout pour choisir la meilleure litière de votre chat·te

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La litière, meilleure amie du chat

Si vous voulez soigner votre relation avec votre félin il y a un point à ne jamais négliger : l’hygiène. Le chat est un animal très exigeant sur ce sujet. Lorsque l’on adopte un félin, un des paramètres les plus important est donc de trouver LA litière qui lui conviendra. D’où la célèbre question « Comment choisir la meilleure litière pour son chat ? » dont vous allez trouver ici la réponse.

Happy cat, happy life !

Je parle bien ici du substrat qui sera déposé dans son bac ou sa « maison de toilette » (appellation pour flatter l’ego très précieux des chats, bien qu’il s’agisse simplement d’un bac avec option couvercle).

Entrons dans le vif du sujet

Quels critères de choix ?

Un question touffue pour nos deux protagonistes du jour vous et votre félidé, car une liste impressionnante de critères entrent en ligne de compte. Dans le désordre :

  • Comment choisir une litière ?
    • son potentiel d’absorption des liquides
    • sa capacité de capture des odeurs
    • sa facilité de manipulation
    • son facteur agglomérant
    • son potentiel poussière
    • la taille de ses « grains« 
    • avec ou sans parfum
    • sa biodégradabilité
    • sa durabilité
    • son prix

Mais surtout, laquelle aura les faveurs de Sa Sainte Seigneurie Féline ? Parce qu’autant pour la maison de toilette il y a fort à parier que vous puissiez choisir sa couleur ou sa forme sans le moindre feulement de désapprobation. Mais pour l’élection de la substance sur laquelle votre boule de poils daignera poser son derrière et déposer ses résultats digestifs, cela doit être confiée à Sa Haute Approbation.

Si vous manquez de chance, vous aurez à lui proposer plusieurs types de litière avant que le choix de la meilleure litière ne soit validé. La gamme disponible sur le marché étant large, vous allez trouver ici les principaux types existants. Et oui, je vais ici vous apprendre beaucoup de choses sur le merveilleux monde de la litière.

Le tout enrichi de mes constats et expériences, leurs points positifs et négatifs pour toutes celles que j’ai testées. Enfin, celles que j’ai fait tester. Bref, vous voyez l’idée.

Au cœur de cet article complet le sommaire. Il a été étudié afin que vous puissiez vous repérer et naviguer facilement à travers toutes les informations (>> n’hésitez pas à cliquer pour le plier / déplier <<). Il vous facilitera d’autant plus la navigation lorsque vous reviendrez consulter cet article.

Allez hop, suivez-moi !

Les différents types de litière

La litière minérale

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C’est la litière la plus courante. Vous la retrouvez dans tous les supermarchés et c’est la plus abordable. C’est la seule qui existe en marque distributeur. Comme son nom l’indique elle est composée de matières minérales : gravier, quartz, dérivés de sable ou argile. La couleur de ses gravillons vont du blanc au gris foncé et les tailles de grain varient également.

La qualité est comme son prix, variable, mais il existe un point de repère simple : je n’ai trouvé aucune litière petit prix qui absorbent réellement bien les odeurs. Il vaut donc mieux miser sur les litières minérales un peu plus chères, pour une meilleure qualité.

Ses points positifs

  • Le prix, c’est la moins chère dans tous les magasins
  • Adaptée si votre chat a accès à l’extérieur et utilise peu sa caisse (ou que vous hébergez un félidé pour peu de temps)
  • Trouvable de partout

Ses points négatifs

  • La poussière qu’elle génère (surtout au départ lorsque l’on vide le sac dans le bac), même la pour plus chère. A éviter donc si vous ou votre chat avez des problèmes respiratoires (éternuements, allergies, etc)
  • Des gravillons dont la dureté risque de rayer votre délicat plancher en bois d’acacia du Mozambique septentrional
  • Une fréquence de changement et de nettoyage élevée
  • Ne retient pas vraiment les odeurs
  • Non biodégradable

Mon expérience

Dans cette gamme, j’ai testé longuement la Catsan Plus. C’est la Rolls des minérales achetables en supermarché. Le prix n’est assurément pas celui d’une marque distributeur (testées et vite abandonnées 🤢) mais on voit bien la différence de qualité (on la sent surtout…).

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Elle retient assez bien les odeurs et ne génère pas trop de poussière (mais tout est relatif).

Assez durable elle agglomère par contre peu l’urine. Dommage, car cela complique le suivi de l’état de santé du chat. Sa texture très « gravier » peut-être inconfortable pour les coussinets de votre panthère de salon (et aussi pour vos propres « coussinets », croyez-moi sur parole).

Cependant pour vous faire oublier ces désagréments il y a un Bonus : elle est souvent fournie avec des jouets (pour chat hein, pas pour l’humain). C’est à croire que le fabricant est conscient des faiblesses de la solution.

Par contre, pas de miracle. Elle présente globalement les mêmes limites que les moins chères. Durabilité : ~1 semaine à peine.

Mon conseil plus-plus : si vous ou votre animal avez l’odorat délicat, celles à plus gros grains absorbent mieux les odeurs 😉

La litière en silice

La litière en silice, souvent pompeusement dénommée « litière en perles » ou « litière de cristaux » est composée d’un mélange de zéolithes. Ce minéral qui existe à l’état naturel et synthétique possède la particularité d’être microporeux. Et ça, c’est une excellent nouvelle pour vous et votre matou, puisqu’elle va bien absorber les liquides et les odeurs.

Ses granulés sont de couleur cristalo-transparents aux reflets bleus (probablement l’idée du même graphiste qui nous a légué la célèbre couleur blert de la Twingo). Leur avantage est qu’ils se colorent au contact de l’urine et deviennent jaunâtres. Enfin, si votre chat est en bonne santé… Sinon à vous l’arc-en-ciel !

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Ce petit indicateur va transformer cette litière en précieux allié pour suivre la bonne élimination urinaire chez votre minou. A surveiller !
C’est aussi un indicateur excessivement pratique à l’utilisation : il vous suffira de changer l’ensemble de la litière une fois tous les cristaux colorés par l’urine. Enfin, plus très appréciable si vous vivez en appartement, les odeurs ne seront plus un désagrément au quotidien. Les liquides odorants ayant tendance à être complètement drainés vers l’intérieur des grains.

Ses points positifs

  • Le changement de couleur des grains indique quand changer la litière
  • Aide à la surveillance de la santé du matou
  • Peu de poussière pour celles de qualité
  • Sa durabilité

Ses points négatifs

  • Le crissement des cristaux quand le chat gratte
  • Le prix
  • Non biodégradable

Mon expérience

Deux marques ont fait l’objet de tests poussés de ma part : la Perlinette et la Vitakraft Magic Clean. Problème, ma minette n’en a apprécié aucune. Elle ne recouvrait pas ses déjections avec, probablement perturbée par la texture. Je ne l’ai même jamais vu creuser dedans, un comportement pourtant très instinctif pour nos amis ronronnants. Est-ce le revers du côté synthétique des zéolithes employées ?

Le format en paquet est également peu pratique. Son ouverture est trop étroite pour qu’il soit réutilisable comme sac à déchets lors du changement de litière.

Bien que meilleure que chez les minérales, la rétention des odeurs reste moyenne.

Enfin, inconvénient du changement de couleur des cristaux, si votre panthère de salon a le jet puissant, les éclaboussures pourraient vous faire croire devoir changer la litière. Alors que les cristaux ne sont réellement « usés » qu’en surface. Durabilité : moins de 2 semaines.

Les litières à base naturelle, ou végétales

Bienvenue dans le monde merveilleux de la litière écolo-recyclo-bobo-biodégradable. Bon, on est entre nous, je vais vous donner un indice : ce type de litière a nettement ma préférence et ce, pour de multiples raisons. Mais n’allez surtout pas le répéter. 😶

Ses points positifs

Elles cumulent en général les points positifs sur tous les critères de jugement traditionnels. En plus et contrairement aux 2 premiers types présentés, ces litières dites naturelles sont pour la majorité parfaitement biodégradables, compostables au jardin, voir même directement jetables dans les WC pour certaines. Et c’est loin dêtre anodin car les litières ordinaires sont des déchets dit « ultimes », car ni recyclables, ni biodégradables. La plupart des déchetteries ne les acceptent pas, c’est un déchet considéré « inerte ». Or, les litières écologiques solutionnent tout cela et sont distribuées partout.

Réalisées à partir de matières naturelles, la seule limite est l’imagination des fabricants. L’offre est large et même leur forme varie : des fibres, aux granulés en passant par les copeaux, ou autres PBVNI (petits bouts visuellement non identifiables 😊 ).

Elles retiennent vraiment bien les odeurs et sont généralement appréciées par les matous.

Ses points négatifs

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Jürgen, 3 ans « C’est la meilleure place de la maison »

Mais, parce qu’il faut bien un aspect négatif à cette solution miracle, les éléments constituants certains substrats ont une fâcheuse tendance à se coller, amoureusement, aux coussinets et aux poils. Vous avez toujours voulu faire de votre vie un conte de fée ? Bienvenue dans un crossover de celui du petit poucet, où votre chat potté préféré va semer des graviers de ses WC jusqu’au canapé… Soit les 2 endroits préférés d’un chat.

La vigilance de l’acheteur

Mais entre le conte de fées et le monde des bisounours, il y a une frontière. Dès que l’on vous parle d’écologie ou de produit vert, attention.

Tous les produits ne sont pas égaux et certaines firmes n’ont aucun scrupule à faire du greenwashing. Vérifiez toujours les composants, les lieux de fabrication, etc. Il est plus facile de faire un joli packaging, qu’un vrai « joli » produit #ethique.

Autre aspect, pour les litières dites « compostables » ou « jetables aux sanitaires », mesurez bien le pour et le contre. La litière usagée, même bio-verte-parfaite reste imprégnée de matières fécales. Elle reste à manipuler avec précaution, si on ne souhaite pas jouer les apprentis sorciers avec des germes, digestifs, mais pas que. Simple exemple, les déjections de chat ont de fortes chances d’êtres porteuses de germes de toxoplasmose, où elle peut survivre plus d’un an. Cela peut changer le regard sur cette compostabilité tant vantée. Il est aussi recommandé de vérifier les règles de gestion des déchets auprès de votre station d’épuration locale. Bref, ne faites pas les malins, #lavezvouslesmains.

Un vaste choix de litières naturelles

Le choix des matières de base pour les fabriquer est si vaste qu’il est impossible d’en présenter une sélection exhaustive. Comme je suis de nature sympathique, je vais vous présenter les plus intéressantes et que l’on retrouve le plus souvent.

La litière à base de rafle de maïs
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Agathe 9 mois « – Aïe mes coussinets ! »

La « rafle est le cœur de l’épi de maïs. Biodégradable, elle remplit assez bien les rôles anti-odeurs et anti-poussière.
Principal inconvénient, son manque de potentiel d’absorption. Elle doit être changée toutes les semaines. Autre désagrément, les animaux aux coussinets les plus sensibles n’apprécieront pas sa dureté.

La litière de paille

Son nom est assez clair. Avantage : elle absorbe bien les odeurs. Par contre, une fois humide, son odeur n’est plus très agréable… Les propriétaires de lapins connaissent !

La litière à base d’orge

A base d’orge recyclé, son agglomérat est ultra compact et la rend particulièrement pratique et économique à l’usage.

Les litières en fibres de bois
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Le principe va être de retenir l’humidité dans les fibres de bois. Cependant, tous les chats n’ont pas la même tolérance à la sciure, notamment à cause de la poussière générée. Parmi elles, la célèbre Cat’s Best, labelisée WWF. Je l’ai utilisée un bon bout de temps avec 2 de mes chats, dont un qui était asthmatique. Top au niveau des odeurs. Normal car, naturellement, le bois absorbe les odeurs d’ammoniac contenues dans l’urine.

La litière à base de cacao

Autant être franc, celle-ci, composée de fibres de cacao, est pensée pour les narines humaines car elle laisse échapper une légère odeur de… cacao. C’est un odeur naturelle (mais encore faut-il qu’il n’y ait pas d’extraits synthétiques ajoutés), mais pas sûr que tous les chats en soient friands. Voici un exemple de chez Likao.

La litière de lin

Fabriquée à partir de la tige centrale de la plante, cette litière est douce, absorbe bien, mais retient mal les odeurs. Tout comme celle à base de maïs, il va donc falloir la changer très régulièrement.

La sciure de bois

Même si elle ne sera pas la meilleure sur ce point elle agglomère assez bien. Elle colle aux pattes du chat, qui en éparpillera partout. Attention aux allergies respiratoires, car parmi les naturelles c’est celle qui présente le plus de risque de dégager des poussières.

La litière à base de coques d’avoine

Elle n’absorbe que moyennement, mais ne cause pas de poussière.
De plus, tout comme celles de lin, de maïs et paille, elle dégage une odeur désagréable une fois souillée d’urine.

La litière en fibres de coco
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Aussi bien pour chats que pour poules!

Les sels dans la cosse de noix de coco, constitués de tanin et de potassium, empêchent la croissance fongique et bactérienne. Elle peut absorber jusqu’à 8 fois son volume et ne contient aucune poussière. Sa durabilité peut s’étendre jusqu’à 4 semaines. La Coco Premium sert également pour les poulaillers.

Les litières en papier recyclé

Elles sont composées de granulés fabriqués à partir de vieux papiers journaux. Rien à voir avec la réutilisation directe des journaux ou des magazines que vous possédez, fausse bonne idée dont je ne saurais minimiser l’illusion. En effet, l’encre, au contact de l’urine, devient toxique pour les matous.

Bémol, les litières de ce type sont donc généralement traitées chimiquement, pour enlever l’encre des papiers. Douce ironie d’un produit qui se voulait naturel… A méditer. Par contre une litière en papier recyclé ne génère pas de poussière, elle n’est pas volatile. Elle présente un bon taux d’absorption. Des boules se forment au contact de l’urine et ses « grains » ne se collent pas au chat. Parmi les meilleurs élèves sur ce marché, l’offre de litière de Breeder Celect.

Le label NF Environnement

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Justement, parlons chimie et traitements. Il existe une norme dédiée (la NF193 de l’AFNOR) qui certifie la qualité technique et sanitaire des litières. Une quinzaine de critères sont étudiés, parmi lesquels l’absence de substances dangereuses, de produits toxiques (fongicide, pesticide, métaux lourds, etc) qui nuisent à l’animal et son maître. Ce label garantit aussi un haut niveau d’absorption des liquides et des odeurs.
A garder en tête au moment de la décision d’achat.

Litière agglomérante ou non agglomérante ?

Vous croyez qu’une fois le type de litière choisi, c’était fini ? Et bien non, il y a encore un choix à faire : substrat agglomérant ou pas ?

Pour ma part, je ne prendrai plus jamais une litière qui ne soit pas agglomérante. L’explication de ce choix est simple : quand Félix, notre chat cobaye, urine, une boule (ou boulette) se forme selon la dose d’urine libérée. 3 excellentes conséquences :

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Sois attentif humain !
  • il devient très aisé de retirer rapidement et facilement les déjections
  • ces litières peuvent durer plus longtemps, car vous les nettoyez assez efficacement, dès que vous ôtez les agglomérats. Si vous le faites régulièrement vous gagnerez du temps et votre chat vous remerciera pour son confort
  • vous pouvez très facilement contrôler la fréquence et la quantité du pipi. Ce qui vous indique s’il boit fréquemment. Et comme les chats sont sujets aux problèmes rénaux, une bonne hydratation est cruciale pour les prévenir ces soucis de santé.
    NDLR : Cela fera l’objet d’un autre article.

Pensez à bien vérifier sur l’emballage de la litière si les boules peuvent être jetées dans les toilettes ou mises au compost. Ce n’est pas le cas de toutes. Et n’oubliez pas, toutes les bactéries ne font pas forcément bon ménage avec le compost.

Enfin, si vous choisissez l’option vidange par les sanitaires, tempérez votre enthousiasme. N’y videz pas le bac complet en une seule fois… sauf si vous souhaitez voir votre plombier préféré.

>> Mon choix <<

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Cela fait des années que je vis avec des chats. Parmi toutes les litières que j’ai testées, les agglomérantes naturelles ont ma préférence. Ce choix pour 4 raisons :

  • écologique : matière naturelle, respectueuses de l’animal
  • santé : contrôle du débit urinaire du matou
  • confort pulmonaire : plus de poussières
  • hygiène : la matière souillée est ôtée chaque jour facilement
  • recyclage : la litière souillée se dégrade rapidement et naturellement, au compost ou dans les WC

J’ai d’abord fait confiance à la marque Cat’s Best. Cependant, je passais un temps fou à en ôter les déjections. Ses grains propres, sont trop gros et passaient difficilement à travers les trous de ma pelle. Une source de gaspillage très éloignée de mes principes. J’ai rapidement adapté ma pelle en conséquence, mais ces mêmes grains avaient une fâcheuse tendance à se coller sur les pattounes de ma matoune. Qui redécorait ainsi malicieusement ainsi le sol de mon logis… Ne partageant pas son goût félin pour la décoration intérieure, j’ai cherché une remplaçante ( à la litière hein, pas à ma minette !).

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Actuellement ma meilleure trouvaille vient de la marque italienne Monge. C’est la litière qui cumule les points positifs sans les points négatifs ! Je l’ai découverte grâce à la boutique lyonnaise, Jack et Dolly. Quand je vous dit qu’ils sont de bons conseils !
Pourquoi ? En plus d’être végétale, d’être faite en Europe à partir de plantations locales, elle est agglomérante, biodégradable et peut se jeter dans les sanitaires humains. Elle ne laisse filtrer aucune odeur, ne s’attache pas aux poils et les grains propres sont assez fins pour passer facilement dans les trous d’une pelle. Enfin, elle ne colle que très peu aux coussinets, aux pattes ou aux pattounettes (selon le format de votre chat).

Du très positif, Chatone est heureuse et propre, ses Humains satisfaits et soulagés !

F.A.Q.Questions courantes autour de la litière

Parfum ou non ?

Soyons francs avec nous même : s’ il est indiqué « parfum lavande » ou « chèvrefeuille », on se doute bien que ce ne sont que des parfums de synthèse… 😒. Peu de chance d’être issus d’un procédé écologique et difficile à traiter après usage. Donc non seulement on impose un facteur chimique supplémentaire à notre félin, mais en plus, révélation….

C’est du marketing pour humains et pour eux seulement. Le chat s’en moque royalement ! Pire, cela risque plutôt de le perturber et l’inciter à se soulager sur le tapis en poils de Yack albinos du salon, hérité de tante Berthe. Ce qui bien évidemment, vu le respect que l’on porte à tante Berthe, va au contraire de ce qu’on souhaite. Alors, faites-vous du bien à vous et votre félin, prenez une litière sans parfum !chat-sen-moque

A quelle fréquence la changer ?

Cela dépend de plusieurs facteurs. La fréquence de déjections de Mr Félin, si ces dernières sont enlevées fréquemment (je répète, le mieux c’est tous les jours), quelle quantité de litière a été mise, si votre boule de poils a été malade et si vous avez plusieurs animaux. A vous de trouver la meilleure réponse.

Où l’acheter ?

Pour les lieux d’achat, il y a le supermarché, les jardineries, animaleries, magasins d’alimentation animale et internet (certains sites proposent des abonnements).

La fourchette de prix est assez vaste. Cela dépend de la gamme, de la marque, mais bien sûr aussi du lieu où vous achetez la litière. Comme pour tout achat n’oubliez pas la valeur ajoutée d’un vendeur / magasin : conseils, disponibilité, proximité avec votre domicile.

Comment passer d’une litière à une autre ?

Si vous devez changer de marque de litière, suivez la même méthode que pour un changement de croquettes : progressivement. Ne brusquez jamais vos animaux.

Soit votre matou est comme tous les chats avec qui j’ai vécu, c’est à dire « je m’en moque, tant que je peux me soulager et gratter ! », ne faîtes rien de particulier. Soit votre matou est plus délicat. Faites moitié-moitié entre l’ancienne et la nouvelle. Puis réduisez progressivement la quantité de l’ancienne.

En espérant juste pour vous que vous ne deviez pas tester 36 litières différentes.

Récapitulatif – Tableau de comparaison

Vous le constatez, la variété de litières aujourd’hui offertes est longue. Alors pour vous faciliter la vision d’ensemble voici un tableau récapitulatif des forces et performances de chaque type de litière :

Critère Choix / Type LitièreMinéraleSiliceVégétale
Absorption Liquides+++++++ (NF env.)
Absorption Odeurs+++++++ (NF env.)
Poussière++++
Durabilité+++++
Écologie++++++++
Prix++++++
Bilan81215

Synthèse du choix de la meilleure litière pour votre chat

Un seul conseil : soyez attentifs aux réactions de votre animal. Il vous communique son niveau d’appréciation de la litière que vous mettez à sa disposition. Passe t’il tout d’un coup moins de temps aux toilettes ? Arrête t’il carrément d’y aller ? Projette t’il partout de la litière ? Se met-il à uriner ailleurs ? Votre chat vous parle en permanence, il ne vous reste qu’à repérer ces indices. Et soyez sûrs d’une chose, s’il n’est pas satisfait, il va vous le faire comprendre. Mieux vaudra l’écouter pour la tranquillité de votre foyer !

Je vous souhaite aussi d’être avec un matou qui ne mette pas un temps fou à prendre une décision, stéréotype des félins. Quel humain ne s’est pas déjà trouvé témoin du temps de réflexion cornélien que s’octroie un chat devant une porte ouverte ?

Plus sérieusement, soyez attentif aux réactions de l’animal sur la litière proposée. C’est lui qui décidera. Le chat étant très à cheval (et oui, on fait aussi dans l’humour animalier !) sur son hygiène, le mieux est de respecter son choix. Bien-sûr pour vous la question du budget compte. Une fois son type de litière préféré identifié, vous pouvez varier les marques en fonction de votre portefeuille et voir s’il y est sensible. Ou juste agir en consommateur lambda, faire jouer la concurrence entre enseignes pour acheter au meilleur prix THE litière de votre panthère miniature.

Et voilà, dorénavant vous savez comment choisir la meilleur litière pour votre chat !

Vous souhaitez rendre votre chat heureux ?

Veillez toujours à maintenir son lieu d’aisance propre. Un chat heureux est un chat qui ne se retient pas d’uriner car ses toilettes sont sales ou malodorantes. Ôtez chaque jour ses déjections et autres agglomérats. Et toutes les 2 à 4 semaines, suivant le niveau de performance de la litière sélectionnée, videz et nettoyez entièrement ses toilettes.

L’effet Kiss-Cool planétaire

Il n’en va pas que du bonheur ou de la santé de votre félidé adoré. Surprenamment la littérature scientifique sur la litière est bien plus fournie que vous ne le pensez. Et l’impact de ce produit, bien plus important. Selon une étude de l’ADEME, relatée dans Le Parisien, nos 10 millions de chats domestiques français produisent près de 400 000 tonnes de déchets par an. Soit 2% de tous nos déchets ménagers. L’empreinte écologique d’un chat serait donc de 0,15 ha par animal soit l’équivalent… d’une grosse voiture. Vous savez désormais pourquoi on dit qu’un moteur ronronne 😁

Adopter le bon réflexe litière, c’est faire du bien à votre chat, faire du bien à votre foyer et faire du bien à l’environnement que nous partageons tous. Désormais, vous savez !

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Si :

  • votre chat a déjà choisi sa litière préférée
  • qu’elle est en quantité suffisante et en bon état (propre)

Malgré cela, s’il urine en dehors du bac…. il veut vous faire part d’un problème ! Pour ce motif qui peut-être médical, mais pas seulement. Par mécontentement, par exemple suite à un bouleversement dans son habitat, période de reproduction (NDLR : cela sera plus détaillé dans un futur article). Ce n’est pas parce qu’ils ne possèdent pas la parole, que les chats n’ont pas un langage. Dès lors, tous les moyens sont bons pour communiquer, mais soyez sûr que s’il choisi le média litière, c’est que le message est important.

Si :

  • votre matou ne va plus régulièrement à la litière
  • vous notez une absence ou une modification de ses déjections
  • il se met à miauler en entrant ou sortant de sa caisse

EMMENEZ-LE voir un VÉTÉRINAIRE il s’agit d’un problème MÉDICAL

Recueillir un oisillon : du nourrissage à son envol

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Une rencontre impromptue

Tout commence un 7 août au soir, lorsqu’en regagnant mon logis je trouve un oisillon échoué sur le trottoir de ma rue. Je cherche longuement d’où il peut venir, mais aucun nid n’est en vue et le bébé est assez mal en point. Je le ramène donc prudemment chez moi. Pesant à peine 33g, affaibli et probablement craintif il n’ouvre même pas ses yeux.

Démarre la phase logistique d’urgence : le tenir au chaud et le protéger de ma ménagerie : ma chatte, ma chienne et mes rattes qui vivent déjà avec moi. Hop ! Recyclage de la cage des callopsites, pour son nid un tupperware rectangulaire, de la litière de chanvre pour rongeurs et des feuilles d’essuie-tout pour literie et enfin une petite bouillotte pour la chaleur. Et une grosse peluche pour le confort !

Journal de bord d’un sauvetage

Les premiers soins

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  • 8 août : après plusieurs recherches, j’identifie enfin son espèce. Mon pensionnaire est un martinet noir. Le régime de mon protégé pour débuter sa remise en forme : pâtée d’insectes (vers et fruits de mer), avant de lui établir un plan diététique adéquat. Préparée selon la recette ancestrale dite… « du pilon » : réduite en bouillie au pilon avec de l’eau. Monsieur est servi à l’aide d’une seringue achetée en pharmacie à 0,20 €.

La vraie difficulté ?

Le martinet vole en quasi permanence. L’espèce fait quasiment tout en volant y compris dormir… En captivité il ne va donc pas instinctivement chercher à manger, car il ne mange qu’en volant. Il faut le tenir et lui ouvrir très délicatement la bouche en faisant glisser un ongle sur le bord externe de son bec. Puis ajouter un second doigt pour faire un doux levier. Le bec entrouvert, on peut alors très doucement utiliser la seringue pour introduire précautionneusement la bouillie dans sa gorge. La mixture bouillie ne sent pas très bon pour mes narines humaines mais ça vaut le coup. Cette procédure est à répéter toutes les 2 à 3 heures, même la nuit…

Le point crucial ?

C’est aussi une espèce protégée, il me faut indispensablement contacter l’association habilitée la plus proche. Par chance j’y ai un contact. Je reçois des conseils pour m’occuper de lui. Il vérifie avec moi les basiques : aucun nid n’est visible ou connu à proximité du lieu ou je l’ai découvert, il n’est donc pas possible de le rendre à la nature. Mes premiers gestes ont été les bons, l’animal peut rester à mes bons soins mais uniquement jusqu’à ce qu’il sache s’envoler. C’est une espèce très vite autonome. A corriger : la maisonnette ne doit pas être une cage, dans laquelle les barreaux pourrait le blesser. Et plutôt qu’une simple pâtée d’insectes, il m’est chaudement recommandé de fournir à mon protégé des grillons, LA nourriture idéale de son espèce.

Mise en garde : Espèce protégée par la loi de 1976 (et encadré par le Code de l’environnement et l’arrêté ministériel du 29 octobre 2009) relative à la protection de la nature. Il est interdit de porter atteinte aux martinets ainsi qu’à leurs nids et leurs couvées, sous peine de poursuites et de sanctions judiciaires.

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  • 9 août : mauvaise surprise à la pesée, le piou a perdu du poids (31g) et ses selles ne sont pas assez consistantes. Je décide de changer dans la journée son alimentation. Le temps d’acheter les grillons, j’enrichis son repas d’insectes avec du steak haché cuit. Il adore ça ! Décongelé au micro-ondes, je le découpe ensuite en tous petits morceaux. Conséquence amusante, c’est maintenant ma minette qui me réveille toutes les 2 heures pour avoir elle aussi son morceau de steak 🙂 Ce n’est pas la meilleure solution mais il lui faut des protéines. Pour un temps très court, c’est acceptable. Trop longtemps administrée, ce régime pourrait l’empêcher de développer le plumage tip-top indispensable à défendre l’étonnant record de son espèce et surtout réellement l’handicaper.
  • 10 août : Monsieur, ou Madame (allez déterminer le sexe d’un oisillon !), se porte bien. Les becquées s’espacent. Cool, je peux dormir un peu plus ! La bouillotte n’est plus utile, il se débarrasse même du doudou de lui même.
  • 11 août : « Coco » se balade bien, s’ébroue quand il a fini de manger et ses selles sont impeccables. Je lui laisse de la liberté très régulièrement en le gardant sous surveillance, afin de veiller à sa sécurité. Ce n’est pas au goût de mes autres animaux, que je dois isoler le temps de ses sorties VIP.

Un invité doué

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  • 12 août : « Piou-Piou » grandit trop vite… et devient casanier. Il s’est bien calé sur ses horaires et c’est lui qui me rappelle à l’ordre quand j’ai un peu de retard pour le nourrir ! Il pousse désormais de petits sifflements lors de ses repas. Mignon, il me tête le doigt. Il est de toute façon assez tactile puisqu’il se laisse embrasser et caresser facilement. Il est souvent perché sur moi, et je le laisse se balader dans mon appartement, toujours sous surveillance rapprochée.
  • 15 août : Intrépide et curieux il parcourt l’appartement . Son poids tutoie les 40 grammes ! Pas bête, avec l’habitude il entrouvre de lui même le bec pour sa becquée. La cérémonie du repas s’en trouve facilitée.
  • 16 août : les bonnes nouvelles continuent ! Il bat de plus en plus régulièrement des ailes et je l’ai vu faire sa toilette. Je l’emmène dans une cour extérieure, protégé des rayons directs du soleil pour qu’il retrouve un peu plus de nature, d’air pur et qu’il profite du vent sur ses plumes.
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Puis-je vous aider ?
  • 19 août : Champion ! Atteignant dorénavant les 46g, mon Apus Apus mange enfin tout seul et fait ses nuits. A moi les grasses mat’ !
  • 22 août : depuis plusieurs jours, j’ai remarqué une baisse dans l’appétit de Piou-Piou. Il se « défend » maintenant quand je l’approche avec de la nourriture… J’avais été prévenu par l’association, il est en perte de poids volontaire et nécessaire pour favoriser son envol. Je lui ai fait prendre un petit bain (eau sans savon) pour enlever la poussière de ses plumes et je continue à l’exposer régulièrement au plein air. Ses instincts se confirment, il fait vraiment bien sa toilette et bat des ailes.
  • 25 août : je sens que son départ se rapproche… Au delà de ma tristesse personnelle, j’ai pris la responsabilité initiale de le secourir et l’aider à accomplir son destin. Pour contribuer à déclencher son réflexe de vol, j’opte pour une méthode toute personnelle. Son ventre sur le creux de mes paumes, je monte et baisse mes mains comme un ascenseur. Cela marche, il bat des ailes afin de s’équilibrer.
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  • 27 août : Il se trouve que cet après-midi Monsieur a décollé de mes mains pour faire un petit tour spontané de la cour intérieure! A la hauteur approximative de mes hanches, il en fait même plusieurs. Je suis égoïstement heureuse qu’il soit toujours revenu vers moi et me dit qu’il m’apprécie… Bon, l’opération n’est pas encore parfaitement au point, par 2 fois ses tentatives ont été arrêtées par un mur. L’arrêt ne fut pas violent, ses réflexes l’ont fait amortir avec ses pattes. La direction assistée reste à revoir mais le freinage d’urgence semble fonctionner 😉

L’envol

  • 31 août : c’est le jour J. Après 24 jours de bons soins et d’apprentissages partagés, son séjour dans ma pension improvisée touche à sa fin. Je me suis rendue sur un plateau local, conseillé par l’association car connu pour héberger de nombreux congénères martinets qui l’aideront. Entourée d’arbres, de nature, de soleil et d’oiseaux, j’ai rendu sa liberté à Piou-Piou. Un petit voyage en voiture d’environ 15 minutes puis, seuls, sans que personne ne nous dérange, la porte de sa boîte de transport lui a été ouverte. Après des adieux poignants, il s’envole. Le premier essai se conclut par un atterrissage forcé. Après l’avoir ramassé et encouragé, il a pris son second envol. C’est le bon ! Il a profité quelques secondes puis est allé se percher en haut d’un arbre. Je l’ai ensuite perdu de vue, au milieu d’autres congénères. 
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Que la Nature le garde et le protège… Merci à toi pour cette aventure qui m’a une nouvelle fois prouvé que je suis capable de prendre soin de n’importe quel animal, même lorsque je découvre une nouvelle espèce.

Mon récit est positif mais ne sous-estimez pas la charge de travail et surtout la responsabilité qui découle du fait de s’occuper d’une espèce protégée. Aucune place au hasard ne peut-être laissée. Si vous n’avez pas la chance de connaître quelqu’un dans ce milieu qui, après contact, accepte de vous confier l’animal et reste disponible pour vous conseiller, faites l’unique bon choix. Apportez l’animal à un centre officiel (comme les antennes de la LPO, la Ligue pour la Protection des Oiseaux), qui sera équipé et formé aux mieux pour soigner l’animal en détresse.